Catégorie : Aliments : Fruits
Fruits,
de. : Obst, Früchte,
en. : fruit,
it. : frutta,
es. : fruta
La notion de fruit est employée par la plupart des gens pour désigner un fruit au sens culinaire
du terme, c'est-à-dire un aliment végétal sucré, ce qui exclut les
légumes,
considérés eux comme des aliments végétaux salés. Mais que ce soit dans le langage courant, dans celui
des professionnels de la cuisine, ou encore d’un point de vue scientifique ou botanique, la notion de
fruit est employée dans des contextes tout à fait différents.
Fruits : définition en langage courant
La notion de fruit prise au sens large désigne la partie d’une plante comestible ou utilisable par l’
homme. Ainsi s’agit-il par exemple chez la
carotte
ou le
navet
de la racine, chez le
chou-rave
de l’axe de la plante et chez les
céréales
de la graine. Chez certaines sortes de
choux
ou encore chez l‘
échalote,
ce sont en fait les feuilles que l'on appelle improprement fruit. Chez la
pomme,
il s’agit cette fois de l’enveloppe du fruit à proprement parler (le trognon), qui en protège les graines. La
pomme est donc ce qu’on appelle un
faux-fruit.
Fruits : définition botanique
Au sens botanique du terme, la notion de fruit désigne uniquement la paroi de l’ovaire (ou péricarpe)
entourant la graine. Le fruit est donc l’organe constitué à partir de l’ovaire (lui-même faisant partie de
la fleur), dont la fonction est de protéger la ou les graines jusqu’à leur maturité puis de les aider à se
disséminer.
Le fruit se forme à partir de la fleur fécondée ou pollinisée et est le résultat de la transformation du
pistil. En conséquence, aussi bien
l‘aubergine,
que
l’avocat,
le concombre,
la courge,
le poivron,
ou encore
la courgette
ne sont pas seulement des
légumes,
mais bel et bien des fruits au sens botanique de terme. On les appelle aussi légumes-fruits. La
rhubarbe,
en revanche, est en fait un légume. D’un point de vue culinaire, cependant, n’oublions pas que les fruits
représentent l’ensemble des fruits et graines comestibles pour l’homme, et peuvent en général se consommer
crus.
Fruits : définition dans ce dictionnaire
Dans ce dictionnaire, ce sont les fruits et graines comestibles, en général juteux et charnus, produits par des
sortes cultivées, qui sont désignés par le vocable fruit. Il s’agit principalement de fruits portés par
les arbres et arbustes fruitiers.
Fruits : étymologie
En Allemagne, le mot Obst désignant un fruit vient de l’ancien allemand ob-az ou obez
(selon les sources), ce qui signifie à peu près mets qui accompagne le repas, c'est-à-dire un aliment
complémentaire, non-essentiel, que l’on mangeait en plus ou à côté du
pain
et de la
viande.
En français, le mot fruit vient du latin fructus avec les mêmes sens qu’on lui connait aujourd’
hui.
Les sortes de fruits proposées dans le commerce
-
Baies
-
Fruits à pépins
-
Fruits à coque
-
Fruits à noyau
-
Fruits exotiques
-
Agrumes
Les fruits qui poussent librement dans la nature, sans être cultivés, sont appelés fruits sauvages.
Place des fruits dans la classification des plantes utiles
Les plantes utiles sont celles que l’homme utilise à diverses fins et on peut les classer en fonction de
leur utilisation ou en fonction de leur importance économique. Les plantes fruitières font partie des
plantes alimentaires et comptent selon les sources soit deux, soit quatre catégories :
En effet, les fruits frais à leur tour peuvent être subdivisés en trois sous-catégories :
- fruits frais des pays tempérés
- agrumes
- autres fruits frais des pays tropicaux
Fruits : contenu nutritionnel
Les fruits frais sont particulièrement riches en
vitamines,
fibres alimentaires,
acides de fruits,
fructose,
sels minéraux
et pour certains en
tanins
ou encore en
amphétamines.
Les fruits sont donc des
aliments
précieux pour l’homme.
La teneur en nutriments varie beaucoup selon les sortes de fruits, mais aussi en fonction des conditions de
production ou de stockage.
La teneur des fruits en
potassium,
calcium,
magnésium
et en
fer
est en général très haute. Les fruits à chair jaune ou orange possèdent beaucoup de
béta-carotène
et d’
acide folique.
La teneur en
vitamine C
est la plus élevée chez les
agrumes,
les
fraises,
le
cassis,
les
kiwis
et les
papayes.
Les fruits contiennent en moyenne 3,7 % de
fibres alimentaires.
A l’exception notable de l‘
avocat,
les fruits ne contiennent que peu de
matières grasses et de
protéines. En revanche, leur teneur en eau dépasse en général les 80 %. Ce sont
en résumé, de tous les groupes d’aliments, les fruits qui ont (à côté des légumes) la plus haute teneur en
nutriments et qui livrent le plus de
substances nutritives
indispensables, en comparaison avec leur teneur énergétique.
Fruits : normes de commercialisation
Avant de se retrouver chez un détaillant, les fruits doivent respecter des normes commerciales internationales.
Celles-ci imposent des critères objectifs d’évaluation des fruits. Des fruits ne convenant pas à la
consommation ou présentant des défauts graves ne sont pas autorisés à la vente en tant que fruits frais. Les
fruits frais doivent répondre à des critères qui permettent de les classer selon leur qualité. L’offre qui en
résulte est homogène et facile à comprendre et à comparer pour le consommateur. Celui-ci peut acheter ses
fruits selon des catégories de qualité et de prix individuelles. Il a de plus une base pour réclamer, lorsque
la marchandise achetée ne répond pas aux normes de commercialisation.
Pour toutes les sortes de fruits qui représente un certain volume dans l’Union Européenne, ce sont les
règlements européens qui s’appliquent. A ceux-ci se juxtaposent souvent des normes nationales propres à
chaque pays membre. Ainsi, par exemple, les fruits provenant de cultures allemandes sont répartis en classes
qualitatives appelées Handelsklassen. Il est bien évident qu’un fruit appartenant à une de ces
catégories bien définies doit en respecter les critères. Il existe d’autre part depuis la fin des années 40 du
XXème siècle les normes commerciales de la CEE/ONU (dont le sigle anglais est UN/ECE) pour les fruits et
les légumes frais. C’est une référence internationale pour le commerce des fruits et des légumes, très bien
expliquée par des brochures illustrées disponibles en plusieurs langues. A ceci s’ajoute depuis les années 80
les normes développées par la Commission du Codex Alimentarius. Elles ne concernaient au départ que les
fruits et les légumes exotiques mais ont été étendues depuis 1995 à toutes les sortes de fruits et de légumes.
Fruits : schéma des normes de commercialisation
Ce schéma est construit de façon identique quelle que soit la norme dont il s’agit (normes européennes,
Handelsklassen, UN/ECE ou Codex Alimentarius).
Fruits : définition légale des sortes et des normes qui s'appliquent à elles
La définition légale prévoit quel type de norme de commercialisation s’applique à quelle sorte de fruit, en se
basant sur la dénomination botanique du fruit.
Fruits : normes de qualité
Chaque norme de commercialisation prévoit un seuil minimal de qualité et des critères spécifiques
permettant de classifier les fruits en catégories. Tous les fruits destinés à la commercialisation doivent
remplir les exigences du seuil minimal. Ils sont ensuite classés dans l’une ou l’autre des catégories
qualitatives en fonction de leur respect ou non des critères spécifiques.
Fruits : seuil minimal de qualité
Les fruits doivent être...
-
entiers : il ne doit en manquer aucun morceau,
-
sains : sont exclus les produits atteints de pourriture ou d’altérations,
-
propres, pratiquement exempts de matière étrangère visible,
-
d’aspect frais
-
pratiquement exempts de parasites et d’altérations dues aux parasites,
-
exempts d’humidité extérieure anormale,
-
exempts d’odeur et/ou de saveur étrangère,
-
récoltés, emballés et transportés avec soin.
-
développés suffisamment et arrivés à un degré de maturation adéquat,
-
et en mesure de supporter un transport et une manutention et d’arriver à leur destination dans un état
satisfaisant.
Fruits : critères spécifiques et catégories de qualité
Les fruits destinés à la commercialisation sont classés en trois catégories selon leur qualité et la présence
de défauts éventuels.
-
Catégorie EXTRA : Les fruits sont de qualité supérieure, quasiment exempts de défauts (même de coloris),
de salissures et de substances étrangères. Les critères de cette catégorie imposent également la présence d’une
tige.
-
Catégorie I : Les fruits sont de bonne qualité, peuvent toutefois présenter de légers défauts, être plus
petits et avoir une tige un peu endommagée. La chair du fruit doit cependant être irréprochable.
-
Catégorie II: Les fruits sont de qualité marchande. Des défauts plus importants (forme et couleur) sont
admis. La taille des fruits doit répondre à certains standards.
Il existe une catégorie III interdite à la vente au consommateur sur le marché du frais, sauf
en cas de circonstances exceptionnelles (prévues par le règlement européen).
Fruits : calibrage
Les normes de qualité prévoient l’obligation de respecter des calibres minimum et maximum ou des échelles de
calibrage différentes suivant les produits. Le calibrage est évalué en fonction d’un ou plusieurs critères :
diamètre, longueur, poids ou largeur.
Seuils de tolérance
Que ce soit pour le calibrage ou pour la répartition en catégories qualitatives, les critères admettent des
seuils de tolérance qui ne doivent pas être dépassés.
Fruits : emballage
Les emballages utilisés pour les productions françaises doivent être conformes aux normes françaises. Le
conditionnement doit assurer une protection convenable du produit. Les matériaux utilisés doivent être propres
et ne doivent pas causer aux produits d’altérations externes ou internes. Le contenu de chaque colis doit être
homogène et ne comporter que des fruits ou légumes de même origine, variété, qualité et maturité. La partie
apparente du contenu du colis doit être représentative de l’ensemble.
Fruits : étiquetage
Chaque colis doit porter un étiquetage complet. Le marquage doit être effectué en caractères lisibles et
visibles sur l’un des côtés de l’emballage, soit par impression directe indélébile, soit au moyen d’une
étiquette intégrée ou solidement fixée sur le colis. Seules des encres ou des colles non-toxiques sont
autorisées.
Les mentions obligatoires d’étiquetage sur les colis sont les suivantes :
-
nature du produit,
-
identification de l’emballeur ou de l’expéditeur,
-
origine du produit,
-
catégorie de classement,
-
identification du lot (il s’agit le plus souvent du jour de conditionnement).
D’autres mentions peuvent être obligatoires, selon le produit (par exemple le nom de la variété ou le calibre).
Fruits : stockage
Les méthodes de stockage modernes, pratiquées également pendant le transport, permettent aujourd’hui de trouver
toute l’année des fruits frais, et ceci indépendamment des périodes de récoltes. La capacité de conservation
des fruits dépend entre autres de leur date de récolte. On ne doit récolter que les fruits
physiologiquement mûrs. Cela signifie que le développement, donc les processus de croissance et d’accumulation
de nutriments doivent être complètement terminés. Le moment optimal de récolte dépend du type de fruits, selon
que ceux-ci sont
climactériques
(qui continuent à mûrir après la récolte) ou
non climactériques
(qui ne mûrissent que sur plant). Les fruits non climactériques doivent être cueillis soit à pleine maturité,
soit peu de temps avant d’être consommables. Les fruits climactériques, en revanche, peuvent être cueillis
longtemps avant d’être consommables, au moment dit de maturité de récolte puis stockés. C’est pendant le
stockage que le processus de maturation se poursuivra jusqu’à ce que les fruits puissent être mangés.
Des chambres de stockage à atmosphère contrôlée, très bien isolées, créent et maintiennent automatiquement pour
chaque sorte de fruits des conditions climatiques spécifiques optimales pour une conservation de longue durée.
Certaines sortes de fruits peuvent être ainsi entreposées durant jusqu’à 9 mois.
Ces longues périodes de stockage permettent de mieux réguler les quantités de fruits présentes sur le marché
pendant les périodes de production et de prolonger l’offre de fruits saisonniers. Ceci permet un
approvisionnement plus constant du marché.
La capacité de stockage des fruits est influencée par plusieurs facteurs : température, humidité relative de
l’air, et composition de l’atmosphère.
Température de stockage
Les fruits sont une marchandise vivante, même après la récolte. Leur métabolisme continue d’avoir une influence
sur leur condition. La mesure la plus importante pour ralentir les processus métaboliques et ainsi prolonger la
durée de vie des fruits est la baisse de la température des chambres de stockage. Cette baisse de température
limite de même l’activité des microorganismes responsables de différentes altérations et du processus de
décomposition. Enfin, des températures basses réduisent l’activité des
enzymes,
qui régulent le métabolisme.
Il n’existe pas de température optimale de stockage pour tous les fruits, mais bien une température idéale pour
chaque sorte de fruits. La plupart des fruits exigent des conditions modérées, un peu au-dessus de 0°C. Rares
sont les sortes qui supportent des températures négatives. Et pour les fruits tropicaux, la température idéale
se situe en général autour de 10-15°C.
Humidité relative de l’air
A côté de facteurs tels que la température de stockage, le type et la condition de la peau ou de l’écorce des
fruits ou encore leur degré de maturité, la perte d’humidité subie par les fruits au cours du stockage va être
influencée par le degré d’humidité relative de l’atmosphère régnant dans la chambre de stockage. La plupart des
fruits exigent environ 90 % d’humidité dans l‘air.
Composition de l‘air
L’air est composé de 78 % d’azote (N2), de 21 % d’oxygène (O2), de 0,03 % de dioxyde de
carbone (CO2) et de faibles quantités de gaz rares. Le CO2 joue un rôle important dans la
photosynthèse et a donc une grande importance pour les plantes vertes. Celles-ci synthétisent des hydrates de
carbones à partir d’eau et du CO2 de l’air, grâce à la chlorophylle de leur feuilles.
Le taux de CO2 de l’air des chambres de stockage revêt une grande importance. En effet, la relation
entre les différentes composantes de l’air peut varier en fonction des processus métaboliques des fruits
stockés en espace clos. Le processus de photorespiration, au cours duquel par exemple hydrates de carbone,
acides de fruits ou alcools libres sont oxydés, produit du CO2 tout en utilisant du O2.
Le manque d’oxygène provoque chez les fruits une asphyxie qui se traduit par une fermentation (et le goût qui
correspond), tandis que l’excédent de CO2 accélère leur dégradation. Les fruits blettissent et leur
chair prend une consistance assez désagréable.
Là-encore, on ne peut pas parler d’une composition optimale de l’atmosphère de la chambre de stockage pour
tous les fruits, chaque sorte ayant ses préférences quant au ratio
CO2 : O2.
Pour améliorer leur capacité de stockage, certains fruits (les agrumes, par exemple) sont recouverts d’une
émulsion cireuse, qui minimise la perte de poids par évaporation et ralentit certaines processus métaboliques.
Lorsque l’on parle de conservation des fruits, il est important d’évoquer l’hormone végétale
éthylène,
qui occupe un rôle physiologique important dans le processus de maturation. Cette caractéristique est par
exemple mise à profit pour amener des
bananes
récoltées vertes à maturité. Pour cela, on enferme quelques jours les bananes vertes dans des chambres de
maturation hermétiques, où la température est légèrement supérieure à celle d’entreposage. La concentration en
éthylène y est augmentée artificiellement, le plus souvent par injection d’azéthyl, gaz composé d’azote et d’éthylène.
L’éthylène n‘influence certes pas la maturation de tous les fruits et légumes, mais certains y sont
particulièrement sensibles. Citons pour les légumes le
chou-fleur
ou le
concombre.
Il est recommandé pour cette raison d’éviter de mettre des
légumes avec
des bananes,
des poires,
des pommes,
des kiwis
ou encore des
avocats
mûrs, car ils ne se conserveraient pas longtemps.
Fruits : utilisation
Les fruits sont des aliments très polyvalents.
La plupart du temps, ils peuvent se consommer crus. Ce sont les fruits de saison, bien mûrs et cueillis depuis
peu, provenant si possible de la région, qui sont les meilleurs et possèdent le plus de
substances nutritives de qualité.
Mais les fruits se prêtent à également à de nombreuses autres utilisations : On peut ainsi les
mettre en conserves,
en extraire le jus,
ou les réduire en
purée,
et en faire de la
confiture
ou d’autres
pâtes à tartiner.
Comme leur taux de vitamine diminue très vite après la coupe, les fruits, une fois coupés, doivent être
consommés le plus vite possible. On peut ralentir la perte des vitamines et l’oxydation des morceaux de fruits
en les badigeonnant de jus de citron et en les conservant au réfrigérateur jusqu’au moment de la dégustation.
De nombreux fruits, dont les
agrumes,
sont traités avec des
agents de surface,
agents d’enrobage,
ou
agents de conservation,
pour améliorer leur capacité de conservation. De plus, pour éviter le dessèchement des agrumes,
des
pommes,
des
poires
et des
melons,
la législation autorise à les recouvrir de cire. Comme certaines des substances utilisées pour traiter la
surface des fruits peuvent être toxiques, il est absolument déconseillé de consommer la peau de ces fruits,
même lorsqu’elle est en principe comestible.
L’agriculture conventionnelle
utilise d’autre part le plus souvent des
pesticides.
Les fruits provenant de
cultures biologiques
représentent une alternative beaucoup plus saine, puisque produits sans adjonction de substances chimiques.
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