Cœurs de palmier, chou palmiste, palmito,
bot. : Bactris gasipaes, Euterpe oleracea, Cocos nucifera, Orbignya phalerata,
de. : Palmito, Palmenherzen, Palmkohl, Palmgemüse,
en. : palmito, heart of palm, palm heart, swamp cabbage,
it. : cuori di palma, palmito
Le coeur de palmier est une partie comestible, utilisée comme
légume
de différentes sortes de
palmiers,
arbres de la famille botanique des
Arecaceae
ou
Palmae,
qui compte plus de 2 000 espèces réparties en environ 225 genres. Les espèces à partir desquelles sont
récoltés les cœurs de palmier varient d’une région à l’autre et comprennent aussi bien des espèces
sauvages que des espèces domestiquées, existant ou non à l’état sauvage. Ainsi, le palmier pêche
(bot. Bactris gasipaes), espèce cultivée, donne la majorité des cœurs de palmier destinés à la
commercialisation et à l’export. Les autres espèces principales dont le cœur est propre à la consommation
sont lepalmier açai (parfois écrit assai) ou pinot (bot. euterpe oleracea), le
palmier juçara (bot. euterpe edulis), le cocotier (bot. cocos nucifera) ou encore le
palmier babaçu (bot.: Orbignya martiana ou phalerata)), ainsi que plusieurs sortes de palmier royal
(Roystonea oleracea ou regia). La plupart des palmiers poussent à l’état sauvage dans des zones tropicales
(chaudes et humides), de préférence dans les zones marécageuses au bord des fleuves, par exemple les régions
amazoniennes, et sont principalement cultivés dans les pays d’Amérique latine : Brésil, Paraguay et Argentine.
Selon l’espèce de palmier et selon son âge, le cœur de palmier peut être issu de différentes parties de
la plante : il s’agit de l’intérieur soit du tronc, que l’on appelle stipe pour les palmiers
(la moëlle de l’arbre, en quelque sorte), soit de l’extrémité vitale de l’arbre ou bourgeon terminal,
situé tout en haut du stipe, dont partent les feuilles pennées typiques, soit encore des méristèmes ou
prennent naissance les jeunes pousses. Dans tous les cas, le cœur de palmier propre à la consommation
ne représente qu’une partie infime du poids total, après élimination des parties dures (écorces, feuilles)
et des tissus fibreux.
Pour récolter le cœur de palmier, il faut abattre le palmier entier, c’est à dire un arbre de près de
20 mètres de haut qui a mis 10 à 15 ans à atteindre sa maturité. Le prélèvement du bourgeon terminal
pesant deux ou trois kg, qui ne se renouvelle pas, provoque également la mort du palmier, pour une
récolte d’à peine 500 g de substance comestible. La consommation de cœurs de palmier est d’un point
de vue écologique, très discutable. La récolte de cœurs de palmiers sauvages par les populations
autochtones pour leur consommation personnelle n’a pas remis en cause pendant des siècles l’équilibre
des forêts. Le palmier était d’autre part abattu non seulement pour son cœur, mais aussi pour ses
fruits, son feuillage, son écorce…etc. La récolte à grande échelle, dans le but d’exporter les
cœurs de palmier, effectuée souvent clandestinement, a décimé les populations de palmiers de
certaines espèces jusqu’à la quasi-disparition de certaines d’entre elles. Pour planter des
espèces domestiquées destinées uniquement à la production de cœur à grande échelle, ce qui
pourrait représenter une alternative, il faut décimer de grandes surfaces de forêt tropicale,
ce qui n’est pas non plus souhaitable. Dans certains cas, la récolte de palmitos est un produit
secondaire d’une activité autre, comme de la culture des noix de coco. Quand les cocotiers sont
trop vieux pour produire les noix, on peut récupérer leur cœur au moment de leur abattage. Dans
certains cas (défrichage de zones forestières pour la construction de routes, par exemple), la
récolte de cœurs de palmier à partir des arbres abattus pendant les travaux n’est qu’une activité
secondaire, mais lucrative. Des petits producteurs à la recherche de solutions plus écologiques
cultivent des espèces qui se régénèrent vite, des espèces où de nouveaux palmiers poussent à
partir de la base du palmier abattu, ou encore des espèces ou l’on peut prélever des pousses
latérales sans que le palmier ne meurt.
Dans les pays producteurs, le cœur de palmier peut être consommé sur place frais et cru et fait
partie de l’alimentation des populations locales. En Europe et dans les autres pays importateurs,
on ne le trouve que cuit, conservé dans une solution aqueuse salée ou acidifiée, pasteurisé ou
stérilisé, et conditionné en boîtes ou en bocaux de verre. Il se présente sous forme de morceaux,
de tranches ou de morceaux de stipes cylindriques de diamètre variable, coupés à une longueur
uniforme (celle de la boîte de conserve), ce qui est la forme que l’on rencontre la plus souvent.
Lorsqu’il se présente sous la forme de bourgeon avec ses jeunes feuilles tendres, on l’appellechou palmiste.
C’est cru que le
goût
du cœur de palmier est le meilleur, mais même pré-cuit et en conserve, il est reconnaissable
à sa saveur délicate rappelant un peu la
noix.
Cuisiné comme
légume,
il accompagne chaud ou froid le
poisson
aussi bien que la
viande,
peut se consommer en
sauce
ou en
gratin
ou tout simplement en salade.
D’un point de vue nutritionnel, le cœur de palmier se distingue surtout par sa richesse en
fer,
(3,6 mg pour 100 g).
Voir aussi :
palmier à huile,
huile de palmiste,
huile de palme
sucre de palme,
et
vin de palme.
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